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lunes, 4 de abril de 2011

Magog, la Mecque de l'art haïtien

Une quinzaine d'artistes, dont Alix Rey, ont participé au
 premier symposium du Musée international  d'art naïf
de Magog, le 2 avril dernier. (photo: Vincent Cliche)
Publié le 2 Avril 2011
Vincent Cliche Le temps d'une journée, Magog s'est transformée en Mecque de l'art haïtien. En effet, une quinzaine de peintres ont participé au tout premier symposium du Musée international d'art naïf de la municipalité, qui s'est tenu cet après-midi (2 avril).
Alix Rey fait partie des «Artistes de Réminiscences», un groupe de peintres d'origine haïtienne ayant pour but de faire connaître le travail effectué par les peintres du pays dévasté par un terrible séisme en janvier 2010. Lorsqu'il a appris que le Musée international d'art naïf de Magog organisait un symposium, il s'est vite empressé de poser sa candidature pour y participer. «Ça me tient vraiment à cœur en raison de mes racines, lance-t-il. Après New York et Miami, le Québec est le troisième plus grand rassemblement d'Haïtiens au monde. Avec son exposition et sa collection, le Musée vient confirmer son statut de Mecque de l'art haïtien. Ça vaut vraiment la peine de se déplacer pour voir ça. Certains tableaux ont été peints par des artistes décédés et c'est juste ici qu'on peut les observer.»
Outre la quinzaine d'artistes présents, les visiteurs ont pu assister à une conférence de la restauratrice d'œuvres d'art sherbrookoise, Marie-Chantale Poisson. Elle est venue s'entretenir sur son projet de restauration de documents, de tableaux et de fresques en Haïti.
Ce symposium est venu couronner l'une des plus grandes expositions de l'institution intitulée «La culture est toujours vivante en Haïti». Plus de 500 personnes ont assisté à l'événement au cours des dernières semaines. «On a voulu mettre en place cette activité pour tenter de rejoindre une clientèle différente. C'est un outil de promotion qu'on utilisera très certainement au cours des prochaines années», raconte l'agente de développement culturel du Musée international d'art naïf de Magog, Line Houde.
La prochaine exposition du Musée débutera ce vendredi (8 avril). Elle s'intitulera «Jour et nuit» et se poursuivra jusqu'au 19 juin prochain.
http://www.lerefletdulac.com/Culture/Activites-culturelles/2011-04-02/article-2394931/Magog,-la-Mecque-de-lart-haitien/1

Campagne de financement pour la reconstruction d'un orphelinat haïtien

Publié par La Presse Canadienne le dimanche 3 avril 2011 à 04h55. MONTRÉAL - Un religieux haïtien âgé de 71 ans, le Père Lionel Dehoux, effectue un pèlerinage au Québec afin d'amasser des dons pour reconstruire son orphelinat qui a été détruit après le séisme.
Plus d'un an après la tragédie survenue le 12 janvier, les quelque 40 orphelins du Père Dehoux n'ont toujours pas de toit à eux au-dessus de leur tête.
Après avoir passé de nombreuses nuits sous la belle étoile, puis sous la tente, les enfants âgés entre six mois et 18 ans dorment désormais sur le plancher d'un bâtiment appartenant à une communauté religieuse.
Père Dehoux souhaite remédier le plus rapidement possible à cette situation et fait donc appel à la générosité des Québécois pour l'aider.
Pour remettre sur pied son orphelinat situé à plus d'une heure à l'ouest de Port-au-Prince dans la communauté d'Étang-Rey, dans les montagnes de Miragoâne, il a besoin de plus de 250 000 $. Environ 80 000 $ ont déjà été amassés.
L'orphelinat dessert également la communauté défavorisée de 12 000 âmes dans laquelle il a pignon sur rue. Depuis plus de 20 ans, Père Dehoux et son équipe composée de religieuses soignent les malades, scolarisent les enfants et s'occupent des personnes âgées extrêmement vulnérables.
Le tremblement de terre n'a fait qu'aggraver les conditions de vie de ces Haïtiens, soutient le religieux qui estime que peu de choses ont été faites pour remettre le pays sur pied.
L'orphelinat pourrait être rebâti en trois ou quatre mois, évalue le Père Dehoux, qui a déjà baptisé son futur établissement «Le foyer de l'espoir».
Lors de son séjour dans la province, il visitera les villes de Montréal, Québec et Chicoutimi pour rencontrer les Québécois qui désirent aider et qui dégagent, selon lui, «beaucoup de chaleur humaine».
La campagne de financement sera officiellement lancée lundi.
http://www.985fm.ca/national/nouvelles/campagne-de-financement-pour-la-reconstruction-d-u-68360.html

Haïti-ONU : Ban Ki Moon prévoit un sombre mandat pour le prochain président haïtien

P-au-P, 1er avril 2011 [AlterPresse] --- Le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki Moon, prédit un sombre mandat pour le prochain président haïtien et l’exhorte à instaurer l’Etat de droit, selon les informations disponibles sur le site de l’organisation onusienne. « Le prochain Président haïtien pourrait bien devoir faire face à une longue période de cohabitation difficile avec un parlement divisé où règnent les dissensions », affirme Ban Ki Moon dans un rapport paru ce jeudi.
Le 4 avril prochain, les résultats préliminaires devraient donner une idée de qui, entre l’ex-première dame et universitaire Mirlande Manigat et le chanteur de Compas Michel Martelly, aura à faire face à tous ces défis.
Quoiqu’il en soit, d’après Ban Ki Moon, il ou elle « héritera de difficultés redoutables, auxquelles viendront s’ajouter le début de la prochaine saison des ouragans, l’absence de compétence du secteur public et la désillusion croissante de la population quant à la classe politique actuelle »
Selon lui la seule issue dans ce contexte, sera d’établir un Etat de droit en Haïti.
« Pour parvenir à la paix et à la prospérité durables, les Haïtiens doivent instaurer l’état de droit », souligne t-il.
Mais « cela demandera un engagement sincère, pour mettre en place un pouvoir judiciaire indépendant et efficace, un Parlement qui rende compte au peuple et ne soit pas mû par des intérêts particuliers et un gouvernement transparent, qui réponde aux besoins du pays et qui représente véritablement les Haïtiens », reconnait-il.
Prônant la collaboration entre les pouvoirs Exécutif et Législatif, Ban Ki Moon souligne que l’Etat de droit implique également l’établissement d’un véritable système foncier et d’identification des citoyens, de code de construction et de lois commerciales.
L’Etat de droit se traduira par ailleurs dans la résolution du cas de Jean Claude Duvalier, de retour dans le pays en janvier, par la justice haïtienne.
« Il est capital que les autorités haïtiennes prennent toutes les mesures juridiques et judiciaires pour régler cette affaire… en traduisant en justice ceux qui se livrent à des crimes contre leur propre peuple, elles diront clairement aux Haïtiens que l’impunité ne peut pas régner dans le pays », indique t-il. [kft gp apr 1/04/2011 14 :40]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article10855

Haiti : Le 20 avril décrété « Journée Nationale de la Diaspora » (Officiel)

vendredi 1er avril 2011 Communiqué du Ministère des Haïtiens Vivant à l’Étranger (MHAVE)
Soumis à AlterPresse le 1er avril 2011
Le Ministère des Haïtiens Vivant à l’Étranger (MHAVE), s’estime heureux de vous annoncer que, par arrêté présidentiel signé en Conseil des Ministres le 16 mars 2011, la date du 20 avril est décrétée : « Journée Nationale de la Diaspora ».
La « Journée Nationale de la Diaspora » (JND), est l’aboutissement de diverses démarches du MHAVE auprès de l’exécutif, suite à de larges rencontres effectuées par son titulaire M. Edwin Paraison, aux États-Unis, au Canada, en Espagne, en Suisse, en France, au Mexique, à Cuba, en République Dominicaine, entre autres, dans le cadre de la promotion de nouveaux rapports entre Haïti et sa diaspora, en vue de répondre, aux attentes des deux parties.
Pour ce faire, le MHAVE a choisi d’utiliser un outil tiré d’une manifestation organisée en et par la diaspora le 20 avril 1990. Ayant réuni plus de 120,000 personnes par delà les divisions sociales, religieuses et politiques, cette manifestation considérée comme la plus importante à caractère non politique, a donné lieu, pour certains à une expérience vivante de notre devise : « L’Union fait la force » , laquelle, aujourd’hui doit être récupérée et mise à profit dans le cadre du double processus de refondation et reconstruction.
Tenue à New York le 20 avril 1990, cette journée historique a été capitale pour la défense de la bonne renommée internationale du pays, des intérêts de la communauté haïtienne des Etats-Unis et en prévision de mesures inadéquates qui pourraient frapper le reste de la diaspora haïtienne globale, face à la stigmatisation liée au VIH-SIDA. Une preuve d’engagement et d’unité qui mérite d’être renforcée, canalisée, appréciée voire même imitée par les générations présentes et futures.
21 ans après, l’État haïtien s’en souvient. Instituée officiellement, cette journée de la diaspora qui sera commémorée annuellement, à commencer le 20 avril 2011, aura la vertu d’exprimer la gratitude de l’État, envers ses filles et ses fils qu’il n’a pas pu retenir en son sein, mais qui font montre d’un attachement patriotique digne d’être reconnu par tous.
Le lancement des activités d’organisation de cette journée a été effectuée au local du MHAVE ce 1e avril, avec la participation de représentants des autres ministères concernes, notamment, la Ministre des Affaires Étrangères, Marie Michèle Rey, la Ministre de la Culture et de la Communication, Marie Laurence Jocelyn-Lassègue, des cadres des Ministères de l’Intérieur et des collectivités territoriales et du Tourisme. De même que des représentants de la diaspora, des communautés des Etats-Unis de la France et de Cuba.
Pour Mme Lassègue, un grand pas a été franchi avec l’institutionnalisation d’une Journée nationale pour la diaspora. De son côté, madame Rey a insisté sur la nécessite d’une appropriation effective par la diaspora de cette journée. Le titulaire du MHAVE pour sa part, a exprimé d’avoir pu mener à bien cette initiative et fait un appel aux communautés haïtiennes de l’extérieur à célébrer pleinement cette date.
Le MHAVE invite les médias en Haïti et dans les communautés de l’extérieur à s’impliquer activement dans cette célébration en prévoyant dans leur programmation du jour, le 20 avril prochain, des programmes spéciaux portant sur des thèmes d’intérêt pour la diaspora.
http://www.alterpresse.org/spip.php?article10856